[Lutte à l’usine de PSA d’Aulnay] Les ouvriers investissent le site PSA de St-Ouen «Il y a une pression très forte dans les ateliers de la part des salariés grévistes», de nombreux actes d’incivilité»

PSA: «La grève continuera tant que nos forces nous porteront»

AUTOMOBILE – Près de 170 salariés ont pénétré ce vendredi matin dans l’enceinte du site du groupe à Saint-Ouen…

Des salariés de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois lors d'une action le 18 janvier 2013 dans une usine du groupe à Saint-Ouen THOMAS SAMSON AFP.COM

Des salariés de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois lors d’une action le 18 janvier 2013 dans une usine du groupe à Saint-Ouen THOMAS SAMSON AFP.COM

Ils ne lâcheront rien. Pour protester contre la fermeture de leur usine, près de 170 salariés PSA d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), en grève depuis mercredi, ont pénétré ce vendredi matin dans un autre site du groupe à Saint-Ouen, au cri d’«Aulnay, Saint-Ouen, même combat!»

Démonstration de force

Ils ont quitté le site peu avant 12h escortés par les forces de l’ordre. Avant de remonter dans leurs cars, une brève altercation a éclaté entre des policiers et une demi-douzaine de manifestants, qui reprochaient à un policier en civil de les filmer.

«L’objectif de cette manifestation, c’est de faire une démonstration de force et de nous adresser à nos camarades de Saint-Ouen pour discuter des attaques que le groupe subit aujourd’hui», a expliqué Jean-Pierre Mercier, délégué CGT du site d’Aulnay, dont le syndicat est à l’origine de cette action avec le syndicat Sud. «Les gars de Saint-Ouen savent que leur usine [qui comporte des ateliers de ferrage et d’emboutissage] peut fermer du jour au lendemain», a-t-il ajouté.

«Vous ce sera après!»

«Toutes ces choses vont vous arriver dans la gueule, comme ça nous arrive à nous! Nous c’est maintenant, vous ce sera après!» leur a lancé Salah Keltoumi, responsable syndical CGT. Selon un ouvrier de Saint-Ouen, «une trentaine» d’employés ont rejoint les manifestants d’Aulnay dans l’usine, sur les 300 présents à ce moment-là sur le site, qui emploie environ 700 personnes. «On aimerait bien que les gens de chez nous suivent. Ils sont solidaires, mais ils ne veulent pas se mouiller», a expliqué cet ouvrier, qui souhaite rester anonyme.

L’usine d’Aulnay-sous-Bois, qui doit fermer en 2014, est touchée depuis mercredi par un mouvement de grève, qui se poursuivait vendredi, paralysant la production, selon les syndicats et la direction du site.

«De nombreux actes d’incivilité»

«Il y a une pression très forte dans les ateliers de la part des salariés grévistes», «de nombreux actes d’incivilité», a assuré à une porte-parole de la direction, qui n’était pas en mesure de communiquer le nombre de grévistes. «La grève continuera tant que nos forces nous porteront, c’est-à-dire le plus loin possible», a commenté de son côté Jean-Pierre Mercier Mercier.

Et ce malgré l’annonce par PSA jeudi de mesures d’accompagnement financier de son plan de restructuration sur le site, ainsi que sur celui de Rennes (Ille-et-Vilaine), correspondant à au moins deux ans de salaire pour les salariés concernés soit en moyenne entre 60.000 euros pour un ouvrier ayant vingt ans d’ancienneté et 45.000 euros en moyenne pour un opérateur. Ces salariés bénéficieront, en outre, d’aides pour retrouver un emploi. Sur les 3.000 salariés d’Aulnay, les 1.300 qui bénéficieront d’une mobilité interne vers le site de Poissy (Yvelines) toucheront une prime de mobilité de 40.000 euros.

Selon Denis Martin, le directeur industriel du groupe, la réindustrialisation du site d’Aulnay, qui doit fermer en 2014 est très avancée, avec 700 offres fermes d’emploi. Au total, 1.250 propositions d’emplois ont été identifiées à Aulnay, d’après ses calculs. A Rennes, sur les 1.400 postes supprimés, soit le quart des effectifs, une centaine d’offres d’emploi ont été recensées pour l’instant.

 Leur presse – 20 Minutes.fr (M.B. avec AFP), 18/01/2013 à 17h01

Une réflexion sur “[Lutte à l’usine de PSA d’Aulnay] Les ouvriers investissent le site PSA de St-Ouen «Il y a une pression très forte dans les ateliers de la part des salariés grévistes», de nombreux actes d’incivilité»

  1. Au vu des programme d’obsolescence intégrés, les ouvriers auraient pu proposer de se réapproprier le site et de fournir au public de grosses bagnoles à pédales.C-à-D sans moteur. Moins chères à produire, rigolotes comme tout, silencieuses et non polluantes. Il n’y a pas de dégraissages prévus dans la fabrication de véhicules militaires? Les tanks à pédale feraient fureur dans le Sahel! Dommage!

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