[Suisse] Contre l’Etat sécuritaire et le fascisme institutionnel – Genève, 9 novembre 2012

Communiqué suite à la manifestation du 9 novembre

Nous constatons qu’une large frange de la manifestation a répondu à l’appel « Sans parti ni patrie » et à celui du RAGE. La moitié de la manifestation était regroupée derrière la banderole « contre l’état sécuritaire et le fascisme institutionnel ». Pétards, torches et fumigènes ont rythmé le cortège. On entendait chanter « nous chions sur l’agent Boiron » (flic, chef de la BRIC, spécialiste de la répression des mouvements sociaux), « pouvoir assassin, syndicats collabos », « la police cantonale protège les fascistes », …

Nous sommes outrés par la décision du comité organisateur d’organiser un service d’ordre (qui, heureusement, a un peu capoté) pour prévenir la présence d’éventuels jeunes agités (nous?). Syndicalistes et partis politiques ont avalé sans discernement tous les bobards de la police, qui leur faisait miroiter le spectre du black bloc étranger venu perturber la manifestation, pour justifier un dispositif policier démesuré, des contrôles agressifs et des arrestations préventives. Le comité organisateur montre qu’il a plus confiance en la police qu’en les antifascistes, et marche main dans la main avec les autorités pour organiser notre répression. Que ce soit clair : le RAGE vous emmerde et on vous pisse à la raie.

Les discours des politiciens ont été chahutés avec succès. Personne n’a réussi à entendre les mots du vert Antonio Hodgers, qui a d’ailleurs reçu un oeuf sur la tête. Des drapeaux du PS ont été volés. Le RAGE tient à faire un bisou au camarade qui a débranché la sono pendant un des discours! Contrairement aux dires du « Courrier », les antifascistes n’ont pas fait cela pour reprocher aux verts et aux socialistes d’avoir accepté la nouvelle constitution (dont nous n’avons que faire), mais parce que nous avons un truc viscéral contre la politique institutionnelle, contre ceux qui aspirent à nous diriger et à nous contrôler.

Un drapeau suisse géant portant l’inscription « paix sociale » a été brûlé à l’arrivée de la manifestation sur la plaine de Plainpalais. Le RAGE salue avec enthousiasme cette joyeuse action pyrotechnique.

Quatre personnes ont été emmenées au poste sous prétexte qu’elles ont refusé de se laisser prendre en photo lors d’un contrôle d’identité, ou parce qu’elles avaient des pétards sur elles. Un nombre beaucoup trop élevé de fouilles et de prises d’identité a eu lieu. Une personne a été arrêté totalement arbitrairement après la manifestation et condamnée (sans être passée devant un juge!) à 20 jours de prison ferme avec trois ans de sursis, pour “déprédations”. Il faut bien justifier un dispositif pareil par quelques arrestations au hasard, pour faire bonne impression à Maudet…

Précisons aussi que, comme d’habitude, des nazillons prenaient des photos du rassemblement au Mont-Blanc, cachés derrière les flics.  Des flics en civil étaient également présents dans la manifestation. D’où l’utilité de se masquer ou de se déguiser lors de tout rassemblement de ce genre.

Réseau Antifasciste Genève, 10.11.2012

Se documenter sur ce massacre du 09/11/1932

 

Elle défile et profite pour taguer un musée

La police a interpellé une femme qui avait profité de la manifestation en hommage aux victimes du 9 novembre 1932 pour taguer les murs du musée Rath

Ce vendredi, alors que près d’un demi-millier de personnes défilaient dans les rues de Genève dans le cadre des commémorations du quatre-vingtième anniversaire de la fusillade du 9 novembre 1932, une femme en a profité pour souiller la façade du Musée Rath.

C’est lorsque le cortège est passé près de la rue de la Corraterie, qu’une manifestante est sortie de la foule et, à l’aide de peinture blanche, a tagué « mort aux flics » et « fascistes » sur les murs dudit musée. Repérée, la femme a pu -dans un premier temps- échapper à la police en se fondant dans la foule mais a été interpellée peu après par un policier qui l’avait reconnue. Se refusant à toute déclaration, l’intéressée a été mise à disposition du Ministère Public nous informe le service de presse de la Police.

Aucune autre déprédation ni aucun heurt n’ont été à déplorer pendant cette manifestation convoquée par plusieurs organisations de gauche. C’est sous forte escorte policière et mobilisés derrière le slogan « Plus jamais ça! » que les manifestants ont appelé à se souvenir des victimes de la fusillade et exprimé le rejet de « l’utilisation des forces armées afin d’assurer l’ordre intérieur ».

Leur presse – Tribunal de Genève, 10/11/2012

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