[Paris] Expulsion du squat au 141 rue de Charonne, quelques heures après son ouverture – Soirée du 4 novembre 2012

Dimanche 4 novembre une nouvelle occupation au 141 rue de Charonne (11e) était rendue publique et expulsée dans la foulée.

À 22h, un important dispositif policier (encore) expulsait et embarquait la trentaine de personnes à l’intérieur. Elles sont toutes sorties après un contrôle d’identité, sauf 2 qui ont été mises en garde à vue.

Par ailleurs, plusieurs personnes ont été blessées lors des charges policières.

Plus d’infos très vite.

Source: Luttes de logement, 5 novembre 2012

Paris : une cinquantaine de mal logés expulsés d’un immeuble vétuste

Une cinquantaine de personnes, dont dix enfants, ont été expulsées dimanche soir vers minuit d’un immeuble de la rue de Charonne, dans le XIe arrondissement de Paris. Ces familles occupaient depuis plusieurs jours un immeuble vétuste parisien appartenant à un bailleur social pour tenter d’obtenir un logement, selon le collectif des «Mal-logés».

Rejoints par les associations qui les soutiennent

D’après des témoins, la police a sorti de force un militant. Toutes les familles ont quitté les lieux. «Il n’y a aucune proposition de relogement ou d’hôtel. Nous allons essayer de nous débrouiller et de leur trouver un endroit où dormir», assurait un responsable d’association, contacté par téléphone alors qu’il disait être emmené pour un contrôle d’identité. Une source policière a confirmé l’intervention et ne signalait pour sa part aucun incident vers 0 h 30.

@bonheurdesmodes sur twitter: »Je sais pas c’qui se passe mais on dirait une manifestation à 23h rue #LeonFrot rue de #Charonne »

«Ceux qui habitent ici sont là pour demander que leurs dossiers de logement soient pris en compte alors qu’ils sont pour l’instant ignorés des mairies», nous expliquait un peu plus tôt dans la soirée un porte-parole.

L’immeuble, vétuste et destiné à la démolition selon ce dernierr, appartiendrait à la Semidep (Société d’économie mixte immobilière interdépartementale de la région parisienne), qui a une mission de bailleur social mais aussi de construction, de réhabilitation, de rénovation d’ensembles immobiliers. «La police est aux abords de l’immeuble et ça pourrait ne pas durer longtemps», anticipait un militant sur place en début de soirée.

Depuis mercredi 31 octobre et ce jusqu’au 15 mars, la traditionnelle trêve hivernale protège les locataires défaillants de l’expulsion. Cette règle ne s’applique pas aux réquisitions d’immeuble vide.

Leur presse – LeParisien.fr (Antonin Chilot), 05/11/2012 à 07h25

Ci-dessous un article sur les logements vides sur Paris intra-muros:

Jeudi Noir organise une tournée des logements vides de Paris

LOI DUFLOT – A la veille de la trêve hivernale, Jeudi Noir et l’association pour le droit au logement (DAL) organisaient une visite des immeubles parisiens vides. Ils demandent à l’Etat de les réquisitionner pour en faire des logements.

Un somptueux hôtel particulier de 1500 mètres carrés sur la place des Vosges vide depuis 1965. À deux pas de la place de la République, 5000 mètres carrés de bureaux vides depuis 2010. L’ancien QG de campagne de François Hollande, au 59 rue de Ségur (7ème), vide lui aussi. La capitale abriterait ainsi plus de 120.000 logements vacants et plus du double d’immeubles de bureaux, selon Jeudi Noir et le DAL. « Et ça alors que 130.000 personnes sont en attente de logement sur Paris », dénonce Jean-Baptiste Eyraud, le président du DAL. Il faut lancer un grand plan de réquisition des logements vides ! »

« Un non-sens économique »

Pour démontrer l’absurdité de la situation, les associations ont emmené quelques journalistes à la découverte des immenses logements vacants qui parcourent les rues de Paris. « Ici, on se trouve devant l’immeuble d’une grande fortune de France, inoccupé depuis 1996, annonce Jean-Marc Delaunay, membre de Jeudi Noir, au croisement de la rue de Turenne et de la rue de Bretagne (IVe). La mairie a voulu faire des travaux en 2004 car l’immeuble était en trop mauvais état. Du coup la propriétaire l’a refait à neuf. Mais il reste vide. »

Des bâtiments comme celui-ci, Jeudi Noir en a recensé des centaines dans la capitale. « On laisse des logements vides pour spéculer, explique Jean-Marc Delaunay. On va payer un maitre-chien à l’année pour surveiller les lieux alors que si le propriétaire mettait son bien à disposition des foyers admissibles au DALO, il recevrait un loyer de la part de la préfecture. Laisser des logements vacants, c’est un non-sens économique ! »

Même si tous les logements vacants ne sont pas habitables en l’état, l’Insee en a dénombré 2,39 millions à travers tout le territoire en 2011. Cécile Duflot a annoncé samedi dernier qu’elle n’excluait pas de mettre en oeuvre la procédure de réquisition, procédure jusque-là très peu utilisée. Les logements doivent appartenir à une personne morale et être vides depuis au moins 18 mois.

Début de la trêve hivernale le 1er novembre

Pendant la visite, Linda, regarde avec colère la liste des logements vides égrenés par les militants. Cette jeune mère de famille de 28 ans a été expulsée la semaine dernière du logement qu’elle occupait avec son mari et son jeune fils dans le XVIIe arrondissement de Paris. « Nous avons été arnaqués, on était pas sur le bail. La police nous a mis dehors le 24 octobre, raconte la jeune femme. Depuis, des amis nous prêtent de l’argent pour aller à l’hôtel. On nous a même dit d’aller dormir à l’hôpital avec mon fils parce qu’il n’y avait de place nulle part. Quand je vois ces immeubles, je suis furieuse. »

Le 1er novembre, la trêve hivernale débute dans tout le pays. Elle interdit aux propriétaire d’expulser leurs locataires, même en cas de procédures judiciaires, avant le 15 mars prochain. Seuls les « squatteurs » qui n’ont donc pas de contrat de location sont expulsables. A Paris, 400 appels sur les 1200 reçus par le Samu social chaque soir restent sans solution.

L’hôtel de Coulanges, places Vosges (4ème arrondissement). Cet hôtel particulier de 1500 mètres carrés est vide depuis 1965. Photo : CSLD/Metro

Leur presse – MétroFrance.com, 31/10/2012 à 15h57

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