[Besançon] La misère en haut de Battant

UN BIDONVILLE EN CENTRE-VILLE

Une quinzaine de personnes, dont des femmes et des enfants, vivent dans un campement de fortune sur les remparts au-dessus de Battant. État des lieux.

«Je passe chaque jour chemin du Fort-Griffon et un camp est installé sur les hauteurs de Battant. Invisible depuis le parking, à peine perceptible depuis le chemin du Fort-Griffon », nous alerte un lecteur. « Seules des grilles de chantier, récupérées pour certainement cloisonner un peu de périmètre de vie, sont visibles », poursuit-il.

« Et pourtant c’est sûr, des gens vivent là. Encore hier, vers 18 h, une femme et un enfant descendaient la butte par un petit sentier qui a été fait à force de passages avec un bidon pour aller chercher de l’eau. »

« ÇA ME CRÈVE LE CŒUR »

Et ce lecteur de conclure : « Ça me crève le cœur… et que de culpabilité pour moi qui passe avec mes gosses bien emmitouflés dans leurs vêtements chauds et pressant le pas pour fuir l’humidité automnale ! Je ne sais pas à qui parler ni que faire… »

Il suffit en effet d’emprunter le sentier décrit pour tomber sur sept tentes igloo entourées de débris et de détritus divers. Vélos déglingués, paquets de gâteaux, sacs, bouteilles d’eau… plantés là sur la bande de terre en haut du rempart surplombant le parking Battant, entre le fort Griffon et le square Bouchot, avec vue sur les hauteurs de l’immeuble Président.

« ON FAIT LA MANCHE… »

Deux des « campeurs » qui viennent de se réveiller expliquent qu’ils sont seize à vivre ici depuis deux semaines. Dont trois femmes et deux enfants, comme en témoigne un petit jeu vidéo qui traîne à proximité des écuelles en fer-blanc et des réchauds. Tous Roumains et semble-t-il « de la même famille ». La relative bonne maîtrise du français dont font preuve ces deux interlocuteurs ? « Ça fait dix ans qu’on vient en France… » Pourquoi être venus ici ? « Pour du travail mais on n’en a pas. » De quoi vivent-ils ? « On se débrouille, on fait la manche… » Et les deux hommes d’enfiler leurs chaussettes, chaussures et blouson pour descendre en ville prendre leur poste de mendicité.

Le froid qui arrive ? « On le sait et il y a des bébés ici. On verra bien… »

Torchon local – L’Est Répugnant (Pierre LAURENT), 26/10/2012 à 05h30

Il y a peu, une mobilisation pour le logement de familles, sans-papiers ou non, a été lancée afin d’exiger que la ville de Besançon (PS) réquisitionne une partie des nombreux logements laissés vacants depuis plusieurs années

Une réflexion sur “[Besançon] La misère en haut de Battant

  1. Lu dans cet article de l’est républicain que 16 personnes vivent dans les hauteurs de Battant derrière l’IUFM, depuis la mi octobre…Faux, vivant place Leclerc, ce camp existe depuis au moins le mois de juin 2012…Les gens se réveillent avec le froid pour se donner bonne conscience, mais la précarité, elle ne connait pas de saison!

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