[Pontet, 84] Un prisonnier profite d’une permission pour se faire la belle – 9 octobre 2012

Le détenu, en permission, se fait la malle

Un détenu de la prison du Pontet (Vaucluse), bénéficiant mardi d’une permission de sortie pour participer à un tournoi d’échecs, en a profité pour partir en cavale. « C’est cocasse, il a fait échec et mat », a réagi le secrétaire général de l’Union fédérale autonome pénitentiaire pour la région Paca-Corse.

Le détenu avait obtenu une permission pour sortir, sans escorte pénitentiaire, mardi de 8H à 19H et devait participer dans l’après-midi à un tournoi d’échecs, a indiqué l’administration, confirmant une information de La Provence.

« Il n’a pas réintégré (la prison) à l’issue de sa permission de sortir » donc il « est considéré comme en état d’évasion et il risque effectivement une nouvelle peine de prison », a indiqué Pierre Raffin, directeur-adjoint à la direction interrégionale de l’administration pénitentiaire de Marseille. L’homme a disparu après avoir déjeuné dans un restaurant d’Avignon, en compagnie d’un autre détenu, d’un psychologue de la prison et d’un intervenant en échecs.

Des permissions de sortie sont régulièrement accordées aux détenus en fin de peine faisant l’objet d’un projet de réinsertion pour participer à des activités sportives et culturelles. Selon l’administration pénitentiaire, les évasions sont « rares » dans ce cadre là, un point de vue que ne partage pas Charles Margner.

« Cela arrive de plus en plus fréquemment que les détenus ne réintègrent pas après leur permission » a-t-il dit, précisant que tous les jeux ont une fin, « ils se font reprendre ou ils reviennent d’eux-mêmes au bout de quelques jours », a-t-il ajouté. Le joueur était toujours en fuite jeudi.

Leur presse – LeFigaro.fr (AFP), 11/10/2012 à 12h34

Le Pontet : le détenu se fait la belle en allant à un tournoi d’échecs

Il s’est éclipsé au cours du déjeuner et n’est jamais rentré à la prison

Il avait pourtant bien mangé, mais c’est visiblement à la liberté qu’il préférait goûter… Et voulait sûrement « bouffer » l’air libre à grandes bouchées. Car c’est à la fin du repas pris, mardi, dans un restaurant d’Avignon que ce détenu du centre pénitentiaire du Pontet s’est soudainement éclipsé, faussant compagnie aux personnes qui l’accompagnaient. Il s’agissait d’un psychologue et d’un éducateur de l’administration pénitentiaire. Avaient également participé au repas un autre détenu et un intervenant extérieur qui dispense des cours d’échecs depuis plusieurs années, au sein du centre pénitentiaire.

Car c’est justement à un tournoi spécifiquement organisé pour eux à Morières par le club local, que se rendait tout ce petit monde. Il devait débuter mardi à 14 h et devait voir des joueurs du club affronter deux détenus. Selon nos informations, ce tournoi n’a finalement pas eu lieu. Et pour cause, il manquait un participant…

Il devait être de retour à 19h

D’après les informations recueillies auprès de l’administration pénitentiaire, ce détenu n’était pourtant pas, à cette heure-ci considéré comme évadé. « Il avait bénéficié d’une permission accordée par le juge d’application des peines pour participer à cette activité extérieure et devait donc réintégrer la prison à 19h », indiquait Pierre Raffin, directeur-adjoint, de la direction interégionale de l’administration pénitentiaire à Marseille.

A l’en croire, l’évasion de ce détenu n’était donc effective qu’à partir de 19h. « Tant que cette heure n’est pas atteinte, il n’est pas considéré comme évadé », complète-t-il. Pour lui, la responsabilité des personnels de son administration qui se trouvaient avec le détenu ne saurait donc être engagée. « Il ne s’agissait pas d’une permission sous escorte qui, elle, oblige les personnels à rester en permanence avec le détenu, note Pierre Raffin. Si du personnel se trouvait avec lui c’est que tous avaient décidé de déjeuner ensemble avant de se rendre au tournoi ».

« Ils n’ont rien à y gagner »

Et d’ailleurs, s’ils s’étaient aperçus de quelque chose au moment où il quittait le restaurant, le directeur adjoint affirme que les personnels « n’avaient aucun pouvoir pour l’appréhender car il n’était pas juridiquement sous leur responsabilité ». L’ensemble de ces points devraient être précisés et éclaircis au cours d’une enquête qui pourrait être ouverte.

Reste que ces évasions de détenus seraient « tout à fait marginales sur les centaines de permissions qui sont données »« Car les détenus n’ont rien à y gagner puisque ces permissions sont souvent obtenues en fin de peine dans un processus de réinsertion, estime Pierre Raffin. C’est dommage, car il risque une nouvelle condamnation au tribunal correctionnel ». À condition qu’on lui remette la main dessus…

Leur presse – LaProvence.fr (Florence Antunes), 11/10/2012 à 07h12

 

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