[International] Journée de solidarité avec les chauffeurs-livreurs de Domino’s Pizza Samedi 15 septembre 2012

Domino’s ne leur laisse que les miettes du gâteau, pourtant c’est eux qui préparent les pizzas !

Les livreur/SEs de Domino’s Pizza en Australie ont vu leur salaire diminuer de 19% cette année. Pourquoi? Parce que Domino ne s’en sortait plus ? Non. Parce que les AustralienNEs sont tous/TEs devenuEs végétalienNEs et ne commandent plus de pizzas ? Non. Parce qu’une peste virale a frappé la population porcine de l’Australie et fait monter en flèche les prix du pepperoni ? Non, Domino fait des bénéfices plus considérables que jamais. C’est juste que les dirigeants de Domino ont décidé qu’ils pouvaient faire plus de profit en prenant l’argent de leurs livreur/SEs. Et ils ont pu le faire parce que personne ne les a arrêtés.

Le syndicat des livreur/SEs de Domino australien est plus proche des patrons que des travailleur/SEs qu’il prétend représenter et a accepté ces réductions juste pour maintenir leur bonne relation avec la direction de Domino. Maintenant les livreur/SEs de Domino en Australie organisent la riposte sans l’ancien syndicat. Ils/elles sont décidéEs à former leur  propre syndicat auto-géré, afin d’annuler la baisse de salaire de 19% et d’acquérir un pouvoir réel et le respect en milieu de travail.

Et c’est pourquoi nous sommes ici aujourd’hui, dans les magasins Domino travers le monde – pour soutenir nos collègues de l’autre côté de la terre et montrer à ce géant mondial que si ils s’attaquent à l’unE de nous, c’est comme s’ils s’attaquaient à nous tous.

Parce que c’est comme ça que fonctionne le travail. Nous n’obtiendrons rien sans nous battre pour ce qui nous est du. Les patronNEs profitent de nous autant qu’ils le  peuvent, et c’est à nous de lutter pour garder la plus grande part possible de la valeur de notre travail pour nous-mêmes. Et pour, en fin de compte, ne plus avoir du tout de patronNE qui profite de notre travail.

Traduit par un camarade anarchiste bisontin, 28 août 2012

Le texte d’origine en anglais:

Domino’s Pizza drivers’ wages were slashed by 19% overnight. Why? …Hell, why not?

Domino’s delivers a smaller slice of the pie but didn’t we make the whole pizza?

Domino’s delivery drivers in Australia have received a 1 9% pay cut to their wages this year. Why? Because Domino’s can get away with it. Not because Australians have all turned vegan and aren’t ordering pizza anymore, not because a viral plague has hit Australia’s hog population and sent pepperoni prices skyrocketing. No, Domino’s is making as hefty profits as ever. It’s just that Domino’s decided they could make more profit for their CEOs by taking money away from their drivers. And they could do that because no one stopped them.

The union of the Australian Domino’s delivery drivers is closer to the bosses than it is to the workers it claims to represent and went along with the company’s cuts just to maintain their good relationship with Domino’s management. Now Domino’s drivers in Australia are stepping up and fighting back without their old union. They’re moving on to form their own worker-controlled union so that they can reverse the 1 9% pay cut and gain some
real power and respect on the job.

And that’s why we’re out here today, at Domino’s stores across the country – to support our fellow workers on the other side of the world and show this giant global company that if they mess with one of us, they’re messing with all of us. Because that’s how labor works. We don’t get anything without fighting for what’s ours. Bosses will take as much from us as they can get away with, and it’s up to us to fight to keep as much of the value and worth of our work for ourselves as possible. And, ultimately, to have no bosses at all profiting off of our work.

le tract en anglais et format pdfdominos-wsa

le compte facebook de Dominos Worker Solidarity

Mailing-list – 28 août 2012

Communiqué de Workers Solidarity Alliance (WSA)

Transmis par la Fédération anarchiste (22-08-2012)

La Workers Solidarity Alliance (WSA), en solidarité avec l’Association générale des travailleurs australiens du transport (Australian General Workers Association) et avec la Fédération anarcho-syndicaliste-IWA, fait appel à vous et à vos membres pour appuyer les chauffeurs-livreurs employés par les entreprises de Domino Pizza en Australie. Les chauffeurs-livreurs de Domino sont engagés dans un conflit avec la direction depuis le 9 Avril. La question clé dans cette lutte a été une réduction de salaire de 19% du jour au lendemain. Pendant ce temps, les chauffeurs-livreurs ont été trahis par leur syndicat actuell, le SDA, qui n’a rien fait pour lutter contre les réductions de salaires. Le GTWA et l’ASF-IWA appellent à une Journée Internationale de solidarité avec les chauffeurs-livreurs de Domino, le samedi, 15 Septembre 2012. Le but de cette journée de solidarité est d’alerter la direction de Domino que les travailleurs et les membres de la communauté en Amérique du Nord et ailleurs se solidarisent avec les chauffeurs-livreurs australiens dans leur lutte contre la baisse des salaires et soutiennent leur droit de s’organiser sous la bannière de la General Workers Association du transport (GTWA). La page Facebook de GWTA peut être consultée ici 

Les amis australiens demandent que les gens organisent des piquets d’information, des distributions de tracts d’information et autres activités pacifiques visant à informer la direction locale et les travailleurs sur le conflit en Australie. Il est à espérer que les magasins locaux feront un rapport au siège de l’entreprise sur les activités d’information et ce serait mettre la pression sur l’entreprise. L’objectif de la journée de solidarité a pour principal objectif de contraindre Domino à annuler la réduction de salaire de 19% et de reconnaître le GWTA comme syndicat des chauffeurs. Contacter-nous si vous êtes intéressés à participer avec nous à un effort coordonné pour soutenir les chauffeurs de Brisbane et Adelaide. Vous pouvez nous joindre au :

dominosworkersolidarity@gmail.com

Nous nous réjouissons de votre réponse positive et de votre coopération dans un travail commun pour faire de ce jour de solidarité avec les conducteurs de Domino un succès ici en Amérique du Nord.

En toute solidarité, Workers Solidarity Alliance

le texte en anglais:

Solidarity Callout – Domino’s Pizza Drivers Dispute

Dear friends:

The Workers Solidarity Alliance (WSA), in solidarity with the Australian General Transport Workers Association and the Anarcho-Syndicalist Federation-IWA, is appealing to you and your members to support the delivery drivers employed by Domino’s Pizza Enterprises in Australia.

The Domino’s drivers have been engaged in a dispute with management since 9th of April. The key issue in this struggle has been an overnight 19% wage reduction. Meanwhile, the drivers have been sold out by their current union, the SDA, which has done nothing to fight the cuts. The GTWA and the ASF-IWA are calling for an International Day of Solidarity with the Domino’s Drivers on Saturday, September 15, 2012.

The aim of the Day is to alert Domino’s management that workers and members of the community in North America and elsewhere stand in solidarity with the Australian delivery drivers in their struggle against the wage cut and in support of their right to organize under the banner of the General Transport Workers Association (GTWA). […]

The Australian friends are asking that folks engage in informational picketing, informational leafleting and other peaceful activities aimed at informing local management and workers about the Australian dispute. It is hoped that the local stores will report to corporate headquarters about the informational activities and this would put pressure on the company.

The goal is informational actions with the main point to have Domino’s restore the 19% wage reduction and recognize the GWTA as the drivers union. Please contact us if you are interested in participating with us in a coordinated effort to support the Brisbane and Adelaide drivers.

We can be reached at: dominosworkersolidarity@gmail.com

We look forward to your positive reply and cooperatively working together to make this Domino’s Drivers Solidarity Day a success here in North America.

Yours in solidarity,
Workers Solidarity Alliance

Source: Libcom.org, 21 août à 00h20

2 réflexions sur “[International] Journée de solidarité avec les chauffeurs-livreurs de Domino’s Pizza Samedi 15 septembre 2012

  1. Domino’s Pizza, c’est le monde boursier dans sa plus pure perversité, le gain maximum pour ses cadres dirigeants truffés aux stock-options, aux rémunération de prince pour satisfaire les actionnaires et rendre à l’état d’esclavage tous ses « partenaires ».
    Les livreurs perçoivent 20 % de moins et alors, tant qu’il existent des livreurs qui veulent faire le boulot, y’a pas mort d’homme non ?
    Les fournisseurs ne veulent pas baisser les prix, rien de grave, y ‘en a d’autres.
    La libre concurrence je vous dis.
    Le système Domino’s Pizza repose sur des franchises.
    En France, les franchises sont en déroute, ces salariés des temps très moderne se sont fait prendre dans un piège, celui de leur croyance en leur réussite sauf que leur c’est Domino’s Pizza et pas la réussite des franchisés.
    Mon voisin est franchisé et il n’en peu plus, comme les salariés australiens.
    La mondialisation, voilà y’a pas mieux ?!!!

  2. http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20130102.OBS4158/domino-s-pizza-en-guerre-avec-ses-franchises.html

    Domino’s Pizza at War With Its Franchisees

    The relationship between the number one home delivered pizza company in France and a great number of its Restaurant Managers grouped in an Association remains tense, regardless of some recent signs of appeasement.

    The atmosphere is not always festive. In spite of an agreement reached at the end of November, the relationship remains more than tense between Domino’s Pizza (DPF), France’s number one take-away and home-delivered pizza company, and the Pepperoni association, which gathers together 180 of the country’s 203 franchise DPF restaurants. For ten months now, the franchisee and the franchisors have been at war, with the franchisors very much up in arms against the parent company to which they automatically pay over 40% of their turnover sales in the form of royalties and various fees. And in spite of a first few signs of appeasement, numerous disagreements remain between them.

    « We believe in our product, we believe in the brand. For my part, I have been linked to it for nearly 20 years! But it had become urgent to find solutions together with DPF… because otherwise we were heading straight for the wall! ». So says Kamel Boulhalid, the President of Pepperoni. For him, the most important Domino’s Pizza franchisee, with his 1163 salaried personnel in 40 restaurants (the French restaurants employ more than 3,600, with an average of approximately 18 persons per restaurant) « it was vital to find a new equitable and sustainable financial equilibrium between the franchisees and DPF. There must be a system in place whereby the franchisees have some chance to make a 3 to 4% margin. The Pepperoni Association will keep a watchful eye on the maintenance of some equilibrium between the franchisor and the franchisees.

    Others are less upbeat than Kamel Boulhalid. « It is high time for action. We must cease to feed that ogre DPF », a rebellious franchisee calls out. « My circumstances are desperate. I will soon have to file for bankruptcy, or I will be bought out cheaply, like several before me. How much is my life worth? Will I attempt suicide, like those two other Franchise managers? Domino’s Pizza France only impoverishes its franchisees to eventually buy them out », as another franchisee views it. As a matter of fact, in the last few months, DPF has indeed bought back collapsing franchise restaurants in Béziers, Castres, Fréjus, Issy-les-Moulineaux, Lens ou Liévin.

    But what is it that bonds these franchisees to the DPF « ogre »? It is a Franchise Agreement that le Nouvel Observateur has been able to consult. It stipulates (in eighteen clauses and over more than fifty pages) that all food components – called « the food » in DPF jargon – as well as all the equipment, must be purchased exclusively from DPF. «  »Every aspect of the business is dictated to us: not only the food purchase and selling price, but also how to make pizza, how to dress, how to greet customers. Sometimes I feel as if I have joined a sect », observes a disillusioned franchisee, smiling sadly. Yet another asks himself, « Am I so stupid as to believe that all will be well when the competition has disappeared?! »

    The competition has for years taken its grievances before the Courts, denouncing what could be viewed as Domino’s Pizza France’s « strategy », namely to facilitate the indebtedness of the franchisees by permitting them not to pay what they owe to DPF as and when their bills fall due. This strategy allows for savings in the short and middle term for the DPF franchisees. But in actual fact it allows the eradication of the competition since the competitors cannot afford to sell at a loss, which in any case is illegal. On the other hand, in the long run, one outcome is the inextricable financial dependency on DPF of the franchisee. This dependency reaches such a level that it may translate in the franchisee being obliged to open a new restaurant … in exchange for some « debt forgiveness » and an undertaking on their part « not to engage in any litigation against DPF (…) as well as to refrain from denigrating the network or the brand ». A franchise manager so indebted for over 1 Million Euros exclaims: « At no time would I have imagined that my adversary would be DPF! »

    In April 2011, the General Directorate for Competition, Consumers and the Suppression of Frauds (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (« DGCCRF »)) duly established reports over the DPF network and issued a dozen fines for DPF’s « failures to respect the regulations in relation to billing », as well as for « non-respect of the observation of payment times ». But the Stock Exchange price of DPF remains unaffected by these warnings and these actual practical defects. In fact, quite the contrary since the Stock Exchange price makes steady progress. « It feels like an injustice to be so ill-used by DPF which only aims to shine on the Stock Exchange when in the meantime they are literally leaving us for dead », says virulently Gilles Bourbiguot, who heads the Domino’s Pizza franchises in Toulouse. This accomplished car sportsman is presently facing DPF in the Courts, before the 19th Chamber. He adds, « the DPF system is very effective even if it consists in manipulating prime franchisees into investing in an unprofitable model. But DPF in effect voids our contract with them by manipulating us into financial and stock-market transactions that are quite beyond us ». Just like Gilles Bourbiguot, half a dozen franchisees are now before the court, hoping that the 19th Chamber will validate and assert their rights.

    When interviewed by le Nouvel Observateur, Mélanie Farcot-Gigon, the President of Domino’s Pizza France, was emphatic: « the franchisees are what make the enterprise strong, we have many exchanges and we are real partners ». If we are to believe her, what her predecessor wrote in 2004 is still valid today: « (dear franchisees), we will accomplish what others have never achieved: we will be the best. In a few years time we will look back with a smile on our face ».

    Denis Boulard

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