[Chili] Bus incendiés et affrontements lors d’une manif pour l’éducation: 75 arrestations et 49 policiers blessés – Santiago, 8 août 2012

Chili : des milliers d’étudiants manifestent à Santiago, trois autobus incendiés

La police chilienne a eu recours aux canons à eau et aux gaz lacrymogènes mercredi pour disperser des milliers d’étudiants qui manifestaient dans la capitale pour réclamer la gratuité scolaire. Trois autobus publics ont été incendiés.

De petits groupes de vandales masqués s’immiscent souvent dans les manifestations étudiantes au Chili. Le gouvernement a affirmé que les leaders étudiants ne pouvaient échapper à leurs responsabilités après le saccage des autobus du système de transports en commun de Santiago.

« Les leaders étudiants ouvrent la porte au vandalisme et à la délinquance », a déclaré le porte-parole de la présidence, Andrés Chadwick. « Pendant combien de temps devrons-nous encore supporter ces marches illégales qui appellent à la prise de contrôle des écoles et qui menacent d’imposer un mois d’août violent? Quel est le lien avec l’éducation? »

Les autorités municipales de Santiago avaient interdit aux étudiants de descendre dans les rues de la capitale, craignant que la manifestation prenne une tournure violente.

Le Chili vit depuis plus d’un an de fréquentes manifestations étudiantes. Les étudiants et ceux qui les appuient réclament des réformes radicales dans le domaine de l’éducation.

Selon le gouvernement, la dernière manifestation du mois de juin a été la plus violente en date, avec 472 manifestants arrêtés et 36 policiers blessés.

« Je regrette profondément ce qui s’est passé aujourd’hui dans les rues de Santiago, mais le gouvernement en est responsable à cause de son indolence et de son silence face à toutes les propositions du mouvement étudiant », a déclaré Gabriel Boric, président de la fédération des étudiants de l’Université du Chili. « Nous avons tout tenté pour engager un dialogue. »

Les taux d’approbation du président Sebastian Pinera ont plongé avec les manifestations étudiantes, qui ont attiré l’attention sur les iniquités académiques et économiques au Chili.

M. Pinera refuse de changer radicalement le système d’éducation. Il a plutôt proposé de verser 1,2 milliards de dollars américains dans le programme de bourses d’études et de diminuer le taux d’intérêt des prêts étudiants pour le faire passer de 6 à 2 %. Il estime que ces mesures permettront à davantage d’étudiants prometteurs de s’inscrire dans les meilleures écoles et de réduire le fardeau financier de leur famille.

Les leaders étudiants veulent changer le système d’imposition afin que les riches paient plus d’impôts. Ils veulent aussi que l’État reprenne le contrôle des universités majoritairement privées afin d’assurer la qualité de l’enseignement. Selon eux, les changements qu’ils réclament ne se produiront que quand l’éducation ne sera plus considérée comme une entreprise à but lucratif.

Leur presse – Radio Canada (AP et photos AFP), 08/08/2012 à 21h52

Selon un rapport de la maire de la ville de Santiago Cecilia Perez, les affrontements de ce mercredi (08/08/2012) entre étudiants et policiers se sont soldés par 75 arrestations et 49 policiers blessés.

3 vidéos via Anthropologie du Présent: 

Concepcion: plus de 3000 étudiants dans les rues

Les lycéens relancent la mobilisation dans les rues contre le gouvernement, après que tout recours institutionnelle auprès de la classe politique ait échoué.

La marche a débuté à midi devant le Forum de l’Université de Concepcion, composée majoritairement de lycéens, et a défilé dans le centre-ville de la capitale régionale, en passant devant le siège du parti au pouvoir, ainsi que devant le bâtiment du Ministère de l’Education de Concepcion. Lors du passage du cortège devant celui-ci, des manifestants ont lancé divers projectiles contre les vitres, tout en continuant la marche.

Cependant, les forces spéciales de police ont durement réprimé un groupe de manifestants qui dansaient et jouaient de la musique vers 14h. […] Le déploiement policier était clairement disproportionné. Vers 20h00, toutes les personnes arrêtées ont été relâchées après plusieurs heures passées dans les cellules du commissariat de Concepcion (centre de torture et d’extermination après le putsh militaire) et avoir reçu de nombreux coups par les flics (notamment une journaliste de Resumen.cl, qui s’est fait frappée par les flics dans un fourgon de police).

Source: Metiendo ruido (Resumen.cl), 09/08/2012

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s