[Dijon] Réquisition d’un bâtiment vide suite à l’expulsion du squat des Greffes

EVACUATION DU SQUAT DES GREFFES : Un bâtiment réquisitionné à Dijon pour les sans-papiers

Communiqué de presse : 

Un bâtiment situé au 20 chemin des petites roches à dijon (derrière l’intermarché du bvd. de l’université) a été réquisitionné depuis quelques jours pour y reloger des demandeurs d’asile expulsés le 2 juillet du squat du bvd. de la Marne et laissés à la rue depuis.

Ce soir même (jeudi 12), des militants associatifs sont rassemblés devant la maison pour affirmer leur soutien à cette réquisition et s’assurer que les occupants bénéficient d’une procédure judiciaire contradictoire et puissent défendre leurs droits.

Cette réquisition s’est réalisée avec le soutien d’associations dijonnaises solidaires des demandeurs d’asile. Ce bâtiment était laissé à l’abandon depuis quelques années déjà.

Cette occupation vise à la fois à donner des solutions concrètes de relogement et à marquer notre solidarité avec les demandeurs d’asile qui fuient les persécutions dans leurs pays : Érythrée, Soudan, Somalie, Éthiopie….

Elle est une manière d’affirmer que nous ne pouvons les laisser seuls face aux expulsions et face à une administration qui ne respecte pas ses obligations légales de logement des demandeurs d’asile.

Rappelons qu’hier soir une manifestation et un campement de soutien aux demandeurs d’asile ont été évacué par la police, place de la Libération (voir à la fin de l’article).

Infos-Dijon, 12/07/2012 18h40

Dijon : les migrants changent encore de squat

Evacués de l’école des Greffes le lundi 2 juillet, une partie des demandeurs d’asile avaient retrouvé d’autres migrants dans un squat rue Bertillon. Ils viennent de changer à nouveau d’adresse.

Le 2 juillet, les autorités procédaient à l’évacuation de 225 demandeurs d’asile qui avaient trouvé refuge au sein de l’ancienne école des greffes à Dijon. Une partie d’entre eux avait rejoint d’autres Erythréens, Soudanais ou Géorgiens dans l’ancienne boucherie salaisons Ponnelle, au bout de la rue Bertillon, près des anciens abattoirs, où ils vivaient ces derniers temps dans des conditions insalubres.

C’est pour bénéficier d’un cadre plus “vivable” que les quelque 50 personnes concernées viennent de déménager, volontairement cette fois, dans un nouveau squat, en l’occurrence un ensemble immobilier situé impasse des Petites-Roches, une artère située près du square du même nom, au cœur du carré constitué par la rue d’Auxonne, le boulevard de l’Université, le boulevard Mansart et la rue de Mirande.

Aidés par une trentaine de bénévoles des associations, ces demandeurs d’asile, toujours en attente de réponse de la préfecture quant à leur situation, s’installent en ce moment dans les logements. Une occupation qui a commencé maintenant depuis plus de 48 heures, mais qui n’est révélée que maintenant car ce délai a permis de rendre une éventuelle expulsion plus compliquée et donc plus longue à mettre en œuvre.

Leur presse – Le Bien Public, 13/07/2012 à 05h00

Dijon : la police empêche l’installation de tentes

Une manifestation de soutien aux demandeurs d’asile a été dispersée par la force mercredi 11 juillet 2012

Des manifestants ont tenté d’installer une quinzaine de tentes sur la place emblématique du centre-ville aux environs de 19h. Mais, à partir de 20h30,  ils ont été délogés par les forces de l’ordre qui ont utilisé des gaz lacrymogènes.

Environ 200 personnes s’étaient réunies place de la Libération à Dijon, face à la mairie. Elles voulaient ainsi manifester leur soutien aux demandeurs d’asile qui se retrouvent à la rue depuis qu’ils ont été expulsés du squat qu’ils occupaient dans l’ancien internat de l’École des greffes.

Le 2 juillet dernier, en effet, la préfecture et la mairie de Dijon ont ordonné l’évacuation de quelque 300 occupants en situation irrégulière et ils ont fait murer les locaux qui étaient occupés depuis le 27 janvier 2012. Depuis, des dizaines de migrants se sont regroupés en divers lieux de la ville (square Darcy, place Wilson, rue Bertillon, voire dans des parkings).

Un collectif qui regroupe une vingtaine d’associations (allant de la Ligue des Droits de l’Homme au MRAP, en passant par RESF21) a lancé un appel aux autorités et au grand public pour dénoncer cette situation. Mais, ce soir, le dialogue a tourné court.

Leur presse – France 3 Bourgogne (B.L), 12/07/2012 17h56

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