[SUISSE] Nouvelle mutinerie à la prison de Champ-Dollon – 31/10/2011

Des prisonniers se rebellent à Champ-Dollon

Des détenus ont refusé de regagner leurs cellules lundi après-midi dans la prison genevoise. Après quelques heures, tout est rentré dans l’ordre sans incident.

Une soixantaine de prisonniers se sont rebellés lundi après-midi à Champ-Dollon. Selon «La Tribune de Genève», les détenus de l’unité des ateliers ont refusé de regagner leurs cellules situées dans l’aile est. La protestation a débuté «vers 16 heures» explique Constantin Franziskakis, directeur de l’établissement pénitentiaire situé sur la commune de Thônex.

Les rebelles ont fini par regagner leurs cellules vers 20 heures et le calme est revenu petit-à-petit. Il n’y a pas eu de heurts mais le personnel carcéral et les insurgés sont assez rapidement « montés dans l’échelle des négociations». La Police s’est très rapidement rendue sur place et une vingtaine de véhicules a été mobilisée

De nombreuses doléances

Leurs revendications concernent tout d’abord un accès à la grande salle de sport. De plus, l’annexe qui a été ouverte l’été dernier n’est pas au goût de tous. «Certains ne se sentent pas à l’aise dans ce nouveau bâtiment», indique le directeur de l’institution carcérale. Puis enfin, le mécontentement des détenus est dû également à «l’inertie de la justice» et la «lenteur des transferts pénitentiaires». Champ-Dollon peut en effet accueillir 370 détenus, alors qu’elle abrite actuellement 511 prisonniers.

«Cette façon de faire n’est pas admissible»

C’est la troisième fois depuis le début de l’année que des actes de mutinerie se produisent à Champ-Dollon. Les deux dernières révoltes se sont déroulées en mars, puis en août.

Constantin Franziskakis doit s’entretenir avec les mutins mardi afin de trouver des solutions quant à leurs revendications. Mais il n’admet pas cette manière de protester : «Ces refus de réintégrer les cellules sont inacceptables, car ils perturbent le fonctionnement de Champ-Dollon. J’accepte volontiers les doléances pour autant qu’elles soient formulées dans une forme acceptable, comme une pétition ou une lettre.» conclut Constantin Franziskakis.

Presse bourgeoise – 20 minutes, 31/10/2011

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s