[PICARDIE] Emeute suite à un contrôle policier dans le quartier de Presles à Soissons – Dans la soirée de mercredi 14 septembre 2011

Tension avec la police : Presles s’embrase

SOISSONS (Aisne). Voitures et poubelles incendiées, vandalisme tous azimuts. Un quartier de la cité du Vase a connu une flambée de violences dans la nuit de mercredi à jeudi.

Un simple contrôle d’identité et tout a dérapé. Dans la nuit de mercredi à jeudi, le quartier de Presles était au bord de l’émeute. La tension fut vive avec les forces de l’ordre. Des rassemblements ont eu lieu aux quatre coins du secteur, voitures et poubelles ont brûlé, de nombreuses dégradations ont été commises.
Une étincelle a visiblement suffi pour mettre le feu aux poudres. Vers 20 h 30, deux policiers du groupe de sécurité et de proximité (GSP), qui patrouillent en civil, procèdent à un banal contrôle routier au croisement entre l’avenue du Docteur-Roy et la rue Leon-Blum. Une voiture, avec deux frères âgés de 25 et 31 ans à son bord, est arrêtée. Les fonctionnaires demandent au chauffeur et à son passager de décliner leur identité.
L’échange a été visiblement rugueux. D’après des sources policières, le plus vieux des deux frères s’est très vite mis à insulter copieusement les forces de l’ordre. Un comportement que nient en bloc les proches de l’homme (lire ci-dessous). Les deux policiers décident ensuite de procéder à son interpellation. Il semble que le trentenaire ait résisté avec vigueur.

Caillassage et échauffourée

Pendant ce temps, le plus jeune s’écarte. « Une bande d’une dizaine de jeunes a débarqué brusquement des immeubles situés derrière », indique deux voisines, qui ont assisté à la scène de la fenêtre de leur appartement. Les bâtiments en question correspondent aux numéros 10 à 14 de l’avenue du Docteur-Roy.
La bande se dirige alors vers le véhicule banalisé de police. Dans le même temps, des jets de pierres proviennent de l’attroupement. La vitre arrière est touchée. Les policiers lâchent l’individu qu’ils allaient arrêter. « Un homme s’est allongé sur le capot. D’une main, il était accroché, de l’autre, il donnait des coups de poing », indiquent les témoins. Visiblement, il s’agit de l’homme de 31 ans qui a opposé résistance aux policiers quelques instants plus tôt.
Pour s’extraire de ce guêpier, les représentants des forces de l’ordre enclenchent la première. « La voiture a démarré très doucement, elle avançait comme si elle allait caler. Puis le conducteur a donné un petit coup de frein. L’homme sur le capot est tombé », poursuivent les voisines. D’après leur récit, la bande de jeunes est à un ou deux mètres de l’arrière du véhicule banalisé de la police.
Les forces de l’ordre prennent la direction du centre-ville et avertissent les secours. Le garçon sera transporté au centre hospitalier pour des douleurs au dos. Il est interpellé après la fin de ses examens.

Le jeu du chat et de la souris

Le déroulement de l’incident se propage rapidement dans le quartier. Telle une traînée de poudre, la nouvelle échauffe les esprits. Sauf que la version des faits qui circule (lire ci-dessous) met largement en cause le comportement des policiers : ils auraient renversé volontairement le jeune homme. Ça et là, des groupes se forment et se déploient dans tout le quartier.
Côté forces de l’ordre, on mobilise aussi les troupes. Une trentaine de fonctionnaires, venus pour certains d’autres circonscriptions du département, se positionne en périphérie du quartier. « Afin d’éviter tout affrontement, aucune incursion n’a eu lieu dans la zone, si ce n’est pour sécuriser l’intervention des pompiers », décrit le chef de la circonscription de Police, le commissaire Audrey Roux.
Entre 23 heures et minuit, les bandes passent à l’acte. Plusieurs voitures prennent feu. Lors d’une des interventions, un véhicule de police est pris pour cible par des lanceurs de pavés. Les projectiles volent également ailleurs : vitrine de La Poste, cabine téléphonique et même un bus stationné à proximité de la clinique Saint-Christophe.
Vers minuit, les choses se calment. Trois heures plus tard, les incivilités reprennent. Cette fois, il s’agit principalement de feu de container à poubelles.
Placé en garde à vue, le trentenaire ayant refusé de se soumettre au contrôle a été placé en garde à vue. Hier soir, la mesure a été prolongée. Il est donc resté dans les locaux du commissariat de Soissons.
Concernant l’intervention de police, « aucun des éléments recueillis pour le moment ne permet d’aller dans le sens d’une faute des fonctionnaires », relevait hier soir le Parquet de Soissons.

Presse bourgeoise -L’Union (Philippe ROBIN et Julien ASSAILLY), 16/09/2011

Soissons : violences urbaines

Un contrôle d’identités effectué par des policiers en civil sur le quartier de Presles, mercredi vers 20 h 30 à Soissons, a sérieusement dégénéré et a été suivi d’une nuit de violences urbaines, au cours desquelles plusieurs voitures et poubelles ont été incendiées, la vitrine du bureau de Poste prise pour cible et des cabines téléphoniques dégradées. Un homme de 31 ans a été interpellé. Une trentaine de fonctionnaires de police a été mobilisée sur place.

Presse bourgeoise – L’Union, 15/09/2011

Violences urbaines dans le quartier Presles

Des voitures et des poubelles ont été incendiées, des policiers caillassés à Soissons dans la nuit de mercredi à jeudi.

Les faits se sont déroulés entre 20h30 et trois heures du matin. En début de soirée, un contrôle d’identité a dégénéré : une vingtaine de personnes se sont alors attroupées autour de la voiture des policiers.

Des voitures ont été incendiées, les vitres d’un bureau de Poste et d’un bus stationné à proximité ont été brisées.

Des renforts d’unités d’intervention de la police de tout le département ont été nécessaires pour rétablir le calme.

Un homme a été interpellé et placé en garde-à-vue.

Presse bourgeoise – Fr3 Picardie, 15/09/2011

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