[Grande-Bretagne] Expropriations, saccages et affrontements avec la police à Manchester, Birmingham et au sud de Londres

Quatrième nuit d’émeutes en Grande-Bretagne

Pour la quatrième nuit consécutive, plusieurs ville du Royaume-Uni ont été le théâtre d’émeutes. Alors que Londres, où de violents incidents ont eu lieu en début de semaine, est bouclée par un impressionnant dispositif policier, des violences ont éclaté dans le centre et le nord du pays, principalement dans les grandes villes de Manchester, qui n’avait jusqu’à présent pas été touchée par les violences, et de Birmingham.

Des groupes d'émeutiers à Liverpool, mardi 9 août.

Manchester confrontée aux pires violences depuis trente ans. Le chef adjoint de la police locale, Garry Shewan, a évoqué les pires émeutes qu’ait connues la ville en trente ans, avec une intensité qu’il « n’avait jamais observée auparavant ». Plus d’une cinquantaine de personnes y ont été arrêtées et des dizaines de magasins pillés et incendiés ainsi que dans sa banlieue de Salford. Selon un gérant de magasin du centre de la ville, les émeutes ont commencé à 17 h 30 « d’un seul coup ». « Nous avons été attaqués plusieurs fois. J’ai vu deux magasins attaqués, pillés, incendiés. J’ai vu des jeunes attraper des grillages et les lancer à travers les portes. C’était surréaliste », a expliqué Glen Barkworth. Le calme est revenu vers 1 heure du matin,.

Le porte-parole de la municipalité, Pat Karney, a évoqué « un des pires jours de l’histoire de Manchester ». La police a fait appel directement à la population, lui demandant de « réfléchir soigneusement à qui elle soutient », car « dès demain matin [mercredi], nous viendrons procéder à des arrestations » de personnes identifiées grâce aux images de vidéosurveillance. Pour Garry Shewan, ces violences sont d’autant plus incompréhensibles que les émeutiers « n’ont pas de raison de manifester, il n’y a eu aucun événement déclencheur ».

Un magasin détruit à Market Street, dans le centre-ville de Manchester, mardi 9 août.

Plusieurs villes touchées, Londres bouclée. Des émeutes ont également été signalées à Birmingham, deuxième ville du pays, et notamment dans ses banlieues de West Bromwich et Wolverhampton. Selon les autorités cent neuf personnes ont été interpellées. Des incidents de moindre ampleur ont été signalés à Liverpool, dans le quartier de Toxteh, où près de deux cents individus cagoulés ont lancé des projectiles contre les policiers, à Leicester, à Milton Keynes et à Gloucester

Dans les rues de Londres, où les émeutes ont commencé samedi, près de seize mille policiers ont été déployés pour éviter tout nouveau affrontement. Mais une forte tension était perceptible : de nombreux magasins avaient fermé plus tôt que prévu, et à Canning Town, quartier très défavorisé de l’est de la capitale, la police faisait face à des groupes de jeunes, sans affrontement.

Cameron veut « rétablir l’ordre ». Pour tenter de mettre fin à cette situation, le premier ministre, David Cameron, rentré précipitamment de vacances, a promis de la fermeté. « La population ne doit avoir aucun doute sur le fait que nous ferons tout ce qui est nécessaire pour rétablir l’ordre dans les rues et les rendre sûres pour ceux qui respectent la loi, a-t-il assuré. Si vous êtes assez vieux pour commettre de tels crimes, vous êtes également assez vieux pour être punis. » Une réunion d’urgence du gouvernement aura lieu mercredi, suivie d’une session extraordinaire du Parlement, convoquée pour jeudi.

Des policiers dans les rues de Londres, mardi 9 août.

Des policiers dans les rues de Londres, mardi 9 août. (REUTERS/ANDREW WINNING)

Depuis le début des émeutes, une personne a été tuée, un homme de 26 ans blessé par balle au cours de violences à Londres lundi. Selon la police, sept cent soixante-huit personnes ont été arrêtées et cent onze policiers blessés dans la seule capitale. Pour l’instant, les autorités britanniques ont exclu tout recours à l’armée, même si la police a visiblement été dépassée dans un premier temps par l’ampleur des violences. Signe que la situation est prise au sérieux par ses voisins européens, Amsterdam, Berlin, Lisbonne, Madrid Paris et Rome ont donné des consignes de prudence à leurs ressortissants séjournant au Royaume-Uni.

Presse bourgeoise – Le Monde, 10/08/2011

Grande-Bretagne : les émeutes gagnent les villes de province

Manchester n'a jamais connu de telles violences ces trente dernières années

Londres respire, mais les émeutes font tache d’huile en Grande-Bretagne. Encore des magasins pillés et des voitures brûlées, cette fois-ci à Manchester ou Birmingham. En revanche, la soirée a été beaucoup plus calme dans la capitale où 16.000 policiers ont quadrillé le terrain.

Le 4ème jour consécutif d’émeutes

Des émeutes ont éclaté pour la première fois mardi à Manchester et repris à Birmingham, pour la quatrième journée consécutive de violences au Royaume-Uni, où le Premier ministre David Cameron a annoncé des renforts de police face à ces troubles qui s’étendent et ont fait un mort.

Troisième ville du pays, Manchester, dans le nord-ouest, semblait la plus touchée. Une cinquantaine de personnes ont été interpellées. Le chef adjoint de la police locale Garry Shewan a évoqué une intensité qu’il « n’avait jamais observée auparavant ».

Des centaines de jeunes encagoulés ont affronté et lancé des projectiles sur les policiers antiémeutes, brisant des vitrines, pillant, mettant le feu à des magasins et des voitures.

« Nous avons été attaqués plusieurs fois », selon Glen Barkworth, gérant du principal centre commercial de Manchester. « J’ai vu deux magasins attaqués, pillés, incendiés. (…) C’était surréaliste », a-t-il ajouté.

A une quarantaine de kilomètres, à Liverpool, 200 jeunes ont bombardé la police de projectiles et causé des dégâts. 35 personnes ont été interpellées.

Des incidents mineurs ont encore été signalés à Reading, Oxford et Milton Keynes, à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest et au nord-ouest de Londres.

La capitale est restée globalement calme, après le déploiement de 16.000 policiers contre 6.000 la veille.

Mais une forte tension était perceptible: de nombreux magasins avaient fermé plus tôt que prévu et à Canning Town, quartier très défavorisé de l’est de la capitale, la police faisait face à des groupes de jeunes, sans affrontement.

Depuis samedi, 685 personnes ont été arrêtées et 111 policiers blessés à Londres, dans les pires violences depuis plus de 20 ans.

Les émeutes, qui ont démarré samedi soir dans la capitale, ont fait leur premier mort mardi. Un homme de 26 ans, blessé par balle au cours de violences dans la capitale lundi, a succombé à ses blessures.

Presse bourgeoise – RTL, 10/08/2011

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