Compte-rendu de la journée d’action pour la défense de l’éducation à Besançon ce lundi 4 avril 2011

Petit résumé de ce lundi de mobilisation à l’Inspection Académique du Doubs:

Je zappe le pique-nique et ces élus et politiciens venus pour faire bonne figure auprès des profs et parents d’élèves et des médias (locaux et nationaux) très présents.

Après le pique-nique devant le bâtiment, une AG s’est tenue et a décidé d’occuper jusqu’à ce mardi 8h. Du monde (pas loin de 300 personnes se relayant), motivé.e.s à tenir, ambiance kermesse avec parents d’élèves, professeur.e.s et marmots. SUD anime le tout avec musique de chants révolutionnaires…Bref, très sympa!

Vers 16h, une « rumeur » venant de la préfecture annonce que les flics (des CRS notamment arrivés de Dijon depuis quelques jours) vont venir nous expulser de l’IAD dans les plus brefs délais.

Pendant ce temps-là, à l’AG on s’organise et chacun exprime sa position vis-à-vis de la possible expulsion avant la nuit: il en ressort que nous partirons de nous-mêmes quand les flics nous l’ordonnerons (faut pas rêver quand même, on n’est pas chez les totos!). Malgré tout, les gens sont motivés à rester et à ne pas lâcher. Quelques anars sont présents à leurs côtés, ce qui provoque des réactions tranchées (bonnes ou mauvaises) de quelques profs, du style: « on est motivé à rester, en plus y’a des anars qui sont là donc on les attend de pieds fermes les flics! »

L’heure fatale arrive. 20h30. Les forces de l’ordre débarquent (et pas en petit nombre: en tout 9 camions de CRS sans compter la BAC, les RG et la PN présent.e.s depuis le début de l’après-midi. Résultat, en l’espace de 20 minutes, nous avons évacué les lieux en promettant aux cons-dés de revenir dès demain. Quelques « gestes brusques » de la part des chiens de garde (ils auraient tellement besoin de retourner à l’école ces abrutis!) ont propulsé un camarade de la FA mais rien de méchant.

Dehors, un membre de « école en danger 25 » a pris la parole publiquement en réaffirmant que la lutte pour l’annulation des 35 suppressions de postes dans le Doubs continuait dès demain avec une AG à 10h à la Maison des Syndicats et un rassemblement à 18h devant l’Inspection Académique. Pour rappel une manifestation est prévue mercredi départ place de la Révolution à 10h.

Seule la lutte paie!

Nous ne lâcherons rien face à l’Etat!

Plus de photos sur Fragment de Manif

Besançon: l’Inspection d’Académie occupée

Parents et enseignants occupent les locaux de l’inspection d’académie du Doubs

Ce lundi 4 avril, l’inspection d’académie du Doubs devait dévoiler les chiffres de suppressions de postes en primaire. Le comité technique paritaire n’a pas pu avoir  lieu. 300 personnes, parents d’élèves et enseignants ont envahi les locaux. L’occupation se poursuivra au moins jusqu’à demain.

En 1997, l’occupation de l’inspection d’académie avait duré 10 jours. En 2000, 2 nuits.

20 postes en moins dans le Doubs

20 suppressions de postes sont prévues à la rentrée prochaine pour les écoles primaires du Doubs. Le comité technique paritaire qui doit statuer sur ces fermetures est reporté au jeudi 7 avril.

Ce lundi, un préavis de grève avait été déposé dans les écoles de Besançon. Sept d’entre elles sont restées fermées.

Le collectif de parents et d’enseignants prévoit aussi d’autres actions. Il appelle à une manifestation de tous les acteurs de l’éducation, de la maternelle à l’université. Le rendez-vous est fixé au mercredi 6 avril à 10h de la place de la Révolution pour se rendre ensuite jusqu’au Rectorat

 

Leur presse locale – FR3 F-C, 4 avril 2011

 

Enseignement. Besançon: des manifestants évacués par les manifestants

Une centaine de manifestants ont occupé lundi pendant quelques heures l’inspection académique de Besançon pour protester contre les suppressions de poste dans l’Education nationale, avant d’être évacués par les CRS

« On lâche rien, on reviendra demain », ont scandé les protestataires, alors qu’une trentaine de CRS et de policiers les poussaient fermement dehors. L’évacuation, qui a commencé de manière assez vive, n’a pas fait de blessés.

A l’appel du collectif des « parents d’élèves en colère », entre 150 et 300 personnes, d’après la police et les orgnaisateurs, avaient investi les lieux dans l’après-midi, pour dénoncer la suppression dans le Doubs de 35 postes, sur 2500, à la rentrée prochaine.

Certains ont ensuite quitté les locaux d’eux-mêmes. 80 environ avaient annoncé leur intention de passer la nuit sur place.

« L’enjeu c’est de revenir demain plus nombreux, plus forts », a affirmé Thierry Schneeberger-Arnaude, représentant SNUipp-FSU.

« Nous demandons le retour de ces 35 postes pour que les conditions d’accueil et d’apprentissage des enfants ne soient pas dégradées. Voici le résultat de l’application du dogme du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux », a-t-il ajouté.

Le comité technique paritaire départemental pour le premier degré qui devait se tenir dans les locaux de l’inspection a été empêché. Il devait rendre lundi ses décisions définitives au sujet des fermetures de classes.

Les manifestants devaient tenir une assemblée générale mardi matin. Ils ont décidé de revenir à l’inspection académique mardi à 18h.

La ville de Besançon a mis en place le service minimum d’accueil lundi. Son maire (PS) Jean-Louis Fousseret a estimé dans un communiqué que la nouvelle carte scolaire « ne soulage pas les effectifs dans les classes, notamment en maternelle, ne maintient pas les aides pour les enfants les plus en difficulté et ne donne pas les moyens nécessaires au service d’Education ».

L’inspection d’académie du Doubs avait été occupée pendant plus d’une semaine en 1997 et quelques jours en 2000.

 

Leur presse locale  – LeProgrès.fr,4 avril 2011

 

 

Doubs: parents d’élèves expulsés par les CRS

Alors que la carte scolaire devait être entérinée

Le mouvement grondait depuis longtemps, pas étonnant qu’il prenne une envergure nouvelle. Photo Nicolas BARREAU 

En douceur, ils sont entrés en nombre et sans bousculade. Les enseignants du premier degré étaient le matin même en assemblée générale et la grève à l’appel du SNU-ipp semblait largement suivie : 75 % à Besançon selon le SNU-IPP. À l’inspectrice d’académie, Élisabeth Bisot, qui reçoit une délégation, ils expliquent : « Téléphonez au ministère qu’il nous rende les 35 postes volés dans le département ».

Rappelons que le ministère prévoit de retirer dans le premier degré 29 postes et six autres concernant les langues, les réseaux d’aides et tout ce qui tourne autour de l’école.

« Son rôle est de soutenir les personnels, de faire remonter les revendications », notent les instituteurs, qui, eux, ont l’habitude de faire face dans les classes.

On fait savoir que l’inspectrice a appelé sa hiérarchie au rectorat et prévenu la préfecture, rien sur un coup de fil au ministère. « Nous sentons du mépris, elle écoute sans argumenter quoique ce soit, ne répond à rien, sinon qu’elle obéit aux directives. »

À l’intérieur enseignants et parents, après un tour dans les étages bloquent seulement le rez-de-chaussée. 15 h 30, assemblée générale. « Nous devons savoir ce que nous voulons, faire pression sur le gouvernement c’est se donner les moyens de s’inscrire dans la durée et organiser un rapport de force », prévient le SNU-IPP.

Pour la première fois dans l’histoire souvent douloureuse des cartes scolaires, les parents se sont organisés en collectifs ; côté ville, Granvelle 25 regroupe Besançon et les environs et, côté campagne, a été réactivée l’association de défense et de promotion de l’école rurale. Ils couvrent ainsi le département. L’heure n’est plus à se battre chacun dans son coin pour sauver sa classe. Même les écoles qui ne sont pas touchées par les mesures de carte scolaire font passer les informations et soutiennent leurs collègues.

Thierry Couratte-Arnaude rappelle que pour cette année, « le ministère envisage des fermetures de classes sans tenir compte des seuils normalement en vigueur. Cela signifie que l’an prochain toutes les écoles pourront être concernées, indépendamment du nombre d’élèves ».

L’ampleur de la mobilisation et surtout sa durée -les décisions finales ont été repoussées pour cause d’élections cantonales-, prouvent que les parents ont compris les enjeux et refusent de voir brader l’éducation de leurs enfants.

Parallèlement, la colère et l’exaspération sont vives dans les collèges et lycées où, depuis les premières annonces de suppressions de moyens, les actions n’ont pas cessé.

La rumeur annonce que des cars de CRS se mettent en place à la Gare d’Eau.

Le mouvement envisage pourtant une occupation longue, reste à gérer l’intendance. Déjà le SNU-IPP invite les instits à faire grève « aujourd’hui mardi sans tenir compte des délais de 48 heures obligatoires pour déclarer toute intention de faire grève ». Les formulaires sont remplis pour prévenir des actions à venir jusqu’aux vacances. Le comité technique paritaire annulé hier, est reporté à jeudi 14 h.

Vers 19 h, l’inspectrice d’académie, écoute de nouveau les doléances des occupants, surtout pour les prévenir que leur action est strictement illégale. Ils n’apprennent rien.

En l’an 2000, après deux nuits passées dans les locaux de l’inspection d’académie, les enseignants avaient été virés assez brutalement. En 1997, après 8 jours d’occupation, ils avaient vu s’ouvrir de vraies négociations.

Leur presse locale  – lestrepublicain.fr, 5 avril 2011

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